Courts métrages en compétition

Vendredi 23 novembre à 21h+ 12 ans2,30€ / 3,80€ECPC, Gonfreville l’Orcher

Toutes ces créatures

De Charles Williams
Australie, fiction, 2018, 13’

Un adolescent tente de démêler ses souvenirs d’une épidémie mystérieuse, l’effondrement de son père et des petites créatures à l’intérieur de nous tous.

Charles Williams

Charles Williams a grandi dans une ville de province en Victoria du Nord, loin de tout ce qui peut être connecté au cinéma. Obsédé à l’idée de faire un film, il parvient à emprunter l’équipement vidéo de l’école locale et remporte le prix du meilleur réalisateur au festival Tropfest. Au cours des dix dernières années, ses films remportent de nombreux prix dans des festivals prestigieux: Clermont-Ferrant, SXSW, Telluride, Toronto, MIFF, Sapporo. «Toutes ces créatures » est son dernier court métrage, et remporte la Palme d’Or en 2018 au festival de Cannes. Actuellement, Charles Williams développe deux projets de long métrage, « Inside » et « The buzzard ».

Le mot des jeunes

Dans son court métrage, Charles Williams nous porte sur le chemin de l’âme humaine et nous laisse observer sa nature, tant obscure que fascinante, sans que nous ne puissions, à un seul instant, la saisir. Un film fascinant, mystérieux, presque mystique.

Léa L.

(Fool time) job

De Gilles Cuvelier
France, animation, 2017, 17’

Pedro a trouvé un emploi, chose assez rare en cette période de crise. C’est une bonne chose pour lui et sa famille. C’est vrai que je job est étrange mais bon… L’important c’est d’avoir un travail. Non?

Gilles Cuvelier

Après un DMA CA à l’Esaat et deux ans aux Gobelins, Gilles Cuvelier travaille aux Films du Nord et y réalise Chahut, son premier court métrage en 2005. Il fonde ensuite le studio Train-Train et Papy3D avec d’autres réalisateurs . Love Patate, son deuxième film démarre sa carrière à la Semaine de la Critique de Cannes et Annecy. Son nouveau film (Fool Time) Job a été réalisé en 2017.

 

Le mot des jeunes

Sans dialogue, Gilles Cuvelier nous livre une très belle animation dans laquelle nous pouvons tirer une leçon de vie sur notre propre rapport à la société de consommation, et au système capitaliste. (Fool time) job est mystérieux, dérangeant, et joue avec notre perception d’un monde qui semble avoir perdu ses couleurs.
Lucien & Léa D

Tshweesh

De Feyrouz Serhal
Liban, Allemagne, Espagne, Qatar, fiction, 2017, 26’

Aujourd’hui, c’est le coup d’envoi de la Coupe du Monde de football, un événement que les habitants de Beyrouth attendent avec impatience. Tandis que chacun vaque à ses occupations, les commentaires du premier match sont perturbés par d’étranges ondes radio, annonciatrices d’un événement de plus grand envergure.

Feyrouz Serhal

Feyrouz Serhal obtient un Master de cinéma à l’Université de Londres, après avoir travaillé en tant que réalisatrice et productrice pour les chaînes de télévision arabes les plus en vue du Moyen-Orient. Elle a aussi écrit et réalisé plusieurs courts métrages indépendants. Son premier court métrage de fiction « Tshweesh », a été sélectionné en 2017 au festival de Locarno. Elle travaille actuellement à la réalisation de son premier long métrage de fiction « I am here but you can’t see me ».

 

Le mot des jeunes

Tshweesh nous plonge dans le contexte de la guerre au Liban là où le danger plane à chaque instant, partout. Grâce à l’excellente maîtrise du cadrage et du point de vue, que l’on regarde dans les dédales des rues ou sur les toits jonchés d’antennes captant l’événement sportif de la planète, Le temps semble suspendu. Beyrouth devient alors l’actrice principale du film et nous, spectateurs, devenons témoin de cette tension liée au contexte géopolitique actuel de ce pays.
Arnaud

La nuit des sacs plastiques

De Gabriel Harel
France, animation, 2018, 18’

Agathe, 39 ans, n’a qu’une obsession : avoir un enfant. Elle va retrouver son ex, Marc-Antoine, qui mixe de la techno dans les Calanques à Marseille. Alors qu’elle tente de le convaincre de se remettre ensemble, des sacs plastiques prennent vie et attaquent la ville.

Gabriel Harel

Diplômé des Beaux-Arts, Gabriel Harel intègre l’école de La Poudrière en 2007. Il réalise Yùl et le Serpent, lauréat du Cartoon d’Or en 2016.
La Nuit des sacs plastiques est son second court-métrage. Ses films mélangent des techniques de prises de vue réelles et animation traditionnelle.

 

Le mot des jeunes

George A Romero aurait à coup sûr adoré ce film. Nous avions déjà sélectionné un film de Gabriel Harel au festival , « Yul et le serpent », en 2016, parce que nous adorons son univers, son esthétique si singulière. Flirtant avec le cinéma de genre et fantastique,
il amène peu à peu le spectateur dans une réflexion profonde, sur fond de musique techno, bien au-delà des maux intérieurs de la post quarantaine, vers une prise de conscience du désastre écologique de notre monde.
Théo

Les serviteurs

De Marwan Khneisser
Liban, fiction, 2017, 25’
En présence du réalisateur

Une ancienne villa isolée en bord de mer devient, le temps d’une journée, le lieu de retrouvailles d’un groupe de fêtards insouciants. L’occasion pour Nabil et sa femme Mira, gardiens du lieu, de se confronter à une vieille connaissance : Walid, leader mafieux du groupe. La rencontre provoque les résurgences d’un passé amer et violent.

Marwan Khneisser

Marwan Khneisser est auteur-réalisateur, diplômé d’un master en Cinéma Anthropologique et Documentaire. Il a écrit, réalisé et produit des courts-métrages qui ont été projetés dans plusieurs festivals internationaux tels que Clermont-Ferrand, Melbourne, Vancouver, Odense, Milan…« Mémoire courte », est son premier court métrage réalisé en 2010. Il sera sélectionné dans plus de cinquante festivals internationaux. Il réalise ensuite un second court métrage de fiction « Le désarroi de notre jeunesse », et en 2013, le documentaire « Maroun Bagdadi, cinéaste aux frontières du réel ».

 

Le mot des jeunes

Marwan Khneisser nous emmène au cœur d’un conflit, éloigné de tout, presque hors du temps. La tension palpable dès les premières minutes est maitrisée et conjuguée avec perfection au jeu des acteurs. Entre débauche et haine nous découvrons peu à peu les séquelles dont souffre maintenant la société libanaise à la suite de la guerre civile qui a mis à mal le pays de 1975 à 1990. Les non-dits et les secrets sont au cœur de ce court métrage qui nous dévoile l’histoire moderne du Liban encore trop méconnue. Une réalisation parfaitement dosée à découvrir sans plus attendre.
Josépha

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