Longs métrages en compétition

Samedi 24 novembre à 10h+ 12 ans2,30€ / 3,80€ECPC, Gonfreville l’Orcher

Los silencios

De Beatriz Seigner
Brésil, Colombie, fiction, 1h28, 2019,
Sortie nationale le 3 avril 2019

Nuria, 12 ans, Fabio, 9 ans, et leur mère Amparo arrivent dans une petite île au milieu de l’Amazonie, à la frontière du Brésil, de la Colombie et du Pérou. Ils ont fui le conflit armé colombien, dans lequel leur père a disparu. Un jour, celui-ci réapparait dans leur nouvelle maison. La famille est hantée par cet étrange secret et découvre que l’île est peuplée de fantômes.

Beatriz Seigner

Scénariste et réalisatrice brésilienne, elle réalise en 2009 Bollywood Dream, première coproduction entre le Brésil et l’Inde, sélectionnée dans plus de 20 festivals internationaux dont Busan, Tokyo, Paris, Los Angeles, São Paulo. Los Silencios est son deuxième long métrage. Elle a également réalisé un documentaire, actuellement en post-production, Between Us, A Secret, sur les griots d’Afrique, et co-écrit le scénario du film de Walter Salles, La contadora de películas.

 

 

Le mot des jeunes

En cette année riche en films sud-américains nous avons eu le plaisir de remarquer Los Silencios. Un film éclairant, notamment sur le cinéma colombien encore discret, mais aussi sur la situation sociale en Colombie et au Brésil qui a accueilli de nombreux réfugiés Colombiens. Un esthétisme vaporeux, spectral ainsi qu’une lenteur tenus tout au long du film, nous plonge au cœur d’un quotidien douloureux empreint des croyances colombiennes.Pour son deuxième long métrage Beatriz Seigner réalisatrice autodidacte nous offre une fable politique troublante et émouvante baignée de couleurs fluorescentes.
Josépha et Salim

Samedi 24 novembre à 13h30+ 12 ans2,30€ / 3,80€ECPC, Gonfreville l’Orcher

La charge

Serbie, Croatie, France, Iran, Qatar, fiction, 2018, 1h38’
de Ognjen Glavonic
En présence du réalisateur

1999, alors que la Serbie est bombardée par l’OTAN, Vlada travaille comme chauffeur de poids lourds. Dans son camion, il transporte un mystérieux chargement du Kosovo jusqu’à Belgrade et traverse un territoire marqué par la guerre. Lorsque sa tâche sera terminée, il devra rentrer chez lui et vivre avec la conséquence de ses actes.

Ognjen Glavonic

Ognjen Glavonić est né en 1985 à Pančevo en Yougoslavie. Ses courts-métrages ont été sélectionnés dans plus d’une cinquantaine de festivals internationaux. Živan Makes a Punk Festival (2014), son premier documentaire, a été projeté en avant-première au
Festival Cinéma du Réel avant d’être sélectionné notamment au Festival International du Film de Rotterdam (CPH DOX) et au Festival International du Film Indépendant de Lisbonne. Son documentaire Depth Two (2016) a été présenté en première mondiale au Forum de la Berlinale et été récompensé du Prix du Meilleur Film aux Festivals Dei Popoli (Italie), DokuFest (République du Kosovo), Message to Man (Russie), OpenCity Docs Fest (Londres), ZagrebDox (Croatie) et Kassel Dokfest (Allemagne). Il est le fondateur du Festival du Film de Pančevo. Teret est son premier long-métrage de fiction.

Le mot des jeunes

Ce film s’est imposé à nous comme une véritable expérience sensorielle et immersive .Il s’agit là d’une œuvre à la froideur transcendante, qui expose, par le biais d’une écriture simple et épurée, un contexte tendu, dressée ici en une toile de fond inquiétante et anxiogène. Tout au long de son odyssée, le protagoniste sera exposé à une humanité qui divague, perdue dans un conflit intense qui résonne jusque dans les campagnes serbes. En choisissant de marginaliser son personnage des combats pour l’implanter dans ces « No Man’s Land », le réalisateur évoque avec un spleen baudelairien l’impact de la guerre sur une population qui au court du siècle dernier en aura vue de toutes les couleurs.
François

Samedi 24 novembre à 16h00+ 12 ans2,30€ / 3,80€ECPC, Gonfreville l’Orcher

Les moissonneurs

De Etienne Kallos
Afrique du Sud, fiction, 2019, 1h44’
Sortie nationale le 13 février 2019

Afrique du Sud, Free State, bastion d’une communauté blanche isolée, les Afrikaners. Dans ce monde rural et conservateur où la force et la masculinité sont les maîtres-mots, Janno est un garçon à part, frêle et réservé. Un jour, sa mère, fervente chrétienne, ramène chez eux Pieter, un orphelin des rues qu’elle a décidé de sauver, et demande à Janno de l’accepter comme un frère. Les deux garçons engagent une lutte pour le pouvoir, l’héritage et l’amour parental.

Etienne Kallos

Etienne Kallos est un réalisateur gréco-sud africain. Ses premiers travaux, documentaires, sont sélectionnés au Festival de Berlin. Son premier court métrage de fiction, Doorman, est présenté aux Festivals de Cannes en 2006 (dans la section Cinéfondation) et Sundance en 2007. Son film de fin d’études, Firstborn, remporte le Lion d’Or du meilleur court-métrage à Venise en 2009. Les moissonneurs est son premier long-métrage.

 

 

Le mot des jeunes

Etienne Kallos nous entraîne à l’ombre de la lumière de Dieu, où se trame un jeu dangereux de rivalité fraternelle et de domination dans une famille très pieuse d’Afrique du sud. D’où nous vient la vérité ? Et comment faisions nous pour vivre sans ? Ou, peut être, n’a telle jamais celle que l’on croit?
Lea L.

Samedi 24 novembre à 19h00+ 12 ans2,30€ / 3,80€ECPC, Gonfreville l’Orcher

Cassandro The exotico

De Marie Losier
France, documentaire, 2018, 1h13
Sortie nationale le 5 décembre

Dans le monde bariolé et flamboyant de la Lucha Libre, Cassandro est une star aussi incontournable que singulière. Il est le roi des Exóticos, ces catcheurs mexicains travestis qui dynamitent les préjugés dans un sport pourtant fortement machiste. Malgré ses mises en plis, son mascara et ses paupières impeccablement maquillées, Cassandro est un homme de combat extrême, maintes fois Champion du Monde, qui pousse son corps aux limites du possible. Pas un combat sans qu’il ne soit en sang, qu’une épaule ne se déboite, ou qu’un genou ne parte en vrille ! Pourtant, après 26 ans de vols planés, d’empoignades et de pugilats sur le ring, Cassandro est en miettes, le corps pulvérisé de partout et le moral laminé par un passé particulièrement dur et traumatique. Tête brûlée, il ne veut cependant pas s’arrêter ni s’éloigner du feu des projecteurs…

Marie Losier

Après une jeunesse passée dans la gymnastique acrobatique puis la danse contemporaine et les claquettes, Marie Losier étudie la littérature à l’Université de Nanterre et la peinture aux Beaux Arts à New York. Elle réalise ensuite ses nombreux portraits avant-gardistes, intimes, poétiques et ludiques de cinéastes, de musiciens et de compositeurs hors normes tels que Alan Vega, Jonas Mekas ou Genesis P.Orridge. Autant de films réalisés les week-ends, sur son seul temps libre et avec ses économies. Mais c’est son premier long métrage The Ballad of Genesis and Lady Jaye qui la fait réellement connaître. Après avoir été présenté dans plus de 200 festivals, le film sort en salles en 2011 en France, aux États Unis, au Canada, en Allemagne et au Mexique. Il gagne au passage une dizaine de prix. Régulièrement présentés dans de prestigieux festivals, Ballad et ses autres films sont également projetés dans des musées tels que la Tate Modern (Londres), le MoMA (NYC), le Centre Pompidou, ou encore la Cinémathèque Française (Paris) et la Whitney Biennale (NYC)… Elle fera l’objet d’une rétrospective complète au MoMA en Novembre 2018.

Le mot des jeunes

Un documentaire qui étonne par sa faculté de mêler une esthétique pop et une extrême intimité avec son sujet. Cassandro se bat à grands coups de peinture sur les paupières, un parfait brushing à la laque et son juste corps à paillettes. On découvre les difficultés du catcheur avec son passé, la drogue, son homosexualité, l’alcool. La caméra d’Aurélia Barbet (en pellicule s’il vous plait !) s’approche de son sujet avec sensibilité et parvient à nous immerger dans le monde du catch queer. Le documentaire est bien un cinéma de l’intime qui nous donne de l’espoir en l’humanité. Nathan

Dimanche 25 novembre à 11h00+ 12 ans2,30€ / 3,80€ECPC, Gonfreville l’Orcher

Princesita

De Marialy Rivas
Espagne, 1h18, fiction, 2018
Déconseillé aux moins de 12 ans

Inspiré de fait réels. Tamara, onze ans, vit dans une secte régie par les règles et croyances de Miguel, son leader, qui lui impose un destin : lui donner un successeur. Mais elle tombe amoureuse d’un de ses camarades, relation contrariant l’objectif de Miguel.

Marialy Rivas

Cinéaste chilienne, Marialy Rivas travaille pour la société de production Fabula, réputée pour travailler avec des réalisateurs chilien prometteurs. Elle a également réalisé deux longs métrages, « Young and wild » en 2012 et « Princesita » en 2017, et trois courts métrages. Ses films ont été sélectionnés en compétition dans de nombreux festivals, de Cannes avec «Blokes » en 2010 à Sundance en 2012 avec « Young and wild » où elle remporte le prix du scénario. Dès 2012, elle participe au programme Screenwriters Lab et au Sundance Music and Sound Design Lab en 2015. En 2014, elle reçoit des aides financières par la Fondation Bill Gates pour réalisé un court métrage « Melody », sélectionné ensuite par le New Ypork times pour figurer dans sa section Op Docs.

 

 

Le mot des jeunes

A la fois dérangeant par le sujet et envoûtant par son esthétisme singulier et baroque, Marialy Rivas livre une œuvre corrosive et sulfureuse où l’intensité n’a d’égale que la beauté d’une jouvencelle ou la folie d’un homme aux discours complexes et nuancées, mais dont les ambitions sont pourtant si claires et radicales. La réalisation est très soignée, tant par le travail du son que de l’image, doublé du jeu des acteurs sidérant de justesse. Voici un intense moment de cinéma.
François

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